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MDES

Éducation

Pour une école pensée depuis la Guyane

Pour le MDES, l’école ne peut pas être traitée comme une simple déclinaison locale d’un modèle extérieur. Elle doit être pensée à partir des réalités du pays : ses langues, son histoire, ses distances, ses inégalités territoriales, sa jeunesse, ses familles, ses cultures et ses besoins de développement.

Un constat systémique

Les textes du MDES décrivent une école en difficulté : échec scolaire massif, précarité des personnels, établissements trop grands, anonymat des élèves, programmes insuffisamment enracinés, faiblesse de la prise en compte des langues et de l’histoire locale, absence d’un vrai projet éducatif guyanais.

Cette situation ne peut pas être corrigée par des mesures isolées. Elle demande une politique éducative globale, construite localement, évaluée, suivie et reliée aux objectifs de développement de la Guyane.

Un pouvoir éducatif local

La création d’une véritable politique éducative guyanaise suppose une capacité locale de décision. Le MDES défend l’idée d’un outil institutionnel permettant de définir, adapter et piloter l’école à partir du pays, en lien avec les familles, les enseignants, les chercheurs, les communes, les communautés et les besoins économiques et sociaux.

Former et recruter localement

Le développement de l’école guyanaise doit reposer sur la formation de personnels enracinés dans le pays. Cela suppose d’accompagner les jeunes vers les métiers de l’enseignement, de former les contractuels, de développer les filières universitaires nécessaires et de favoriser l’emploi local dans l’éducation.

Programmes endogènes et ouverture au monde

Une école guyanaise ne signifie pas une école fermée. Elle doit partir du local pour aller vers le global : enseigner l’histoire, la géographie, l’environnement, les langues, les cultures et les réalités sociales de Guyane, tout en ouvrant les élèves au monde, à la Caraïbe, à l’Amazonie et aux Amériques.

Des établissements à taille humaine

Le lien adulte-enfant, la sécurité, l’encadrement et la réussite supposent des structures scolaires à taille humaine. Le MDES défend une école qui connaît ses élèves, accompagne les familles, réduit l’anonymat et lutte contre les violences par l’organisation même du système éducatif.